La qualité de la santé mentale des jeunes est alarmante, et ce constat date de bien avant l’émergence du covid-19. Néanmoins, la crise sanitaire a mis un coup de projecteur sur le sujet. Si les jeunes restent une population plus fragile et plus vulnérable en raison des transitions qui s’opèrent à cet âge — 75 % des premiers épisodes psychiatriques commencent avant l’âge de 24 ans — la situation des étudiant·e·s est particulièrement préoccupante. Ainsi, l’INSERM et l’Université de Bordeaux ont publié en 2021 une étude révélant que, pendant les deux premiers confinements, les étudiant·e·s étaient plus vulnérables que les non-étudiant·e·s. Dans le détail, les étudiant·e·s sont plus dépressif·ives, ont plus de symptômes d’anxiété et ont, enfin, exprimé ressentir plus de pensées suicidaires que la population non-étudiante.
Notre proposition est donc de pouvoir déployer des investissements permettant de renforcer l’offre de soins à destination des étudiant·e·s et d’atteindre l’objectif d’un équivalent temps plein (ETP) pour 4 000 étudiant·e·s (le ratio étant actuellement d’un ETP pour 15 000 étudiant·e·s).
