Depuis quelques dizaines d’années, la participation des jeunes à la vie publique s’impose comme une priorité dans le développement et la coopération internationale. Reconnues comme actrices de changement social et politique, les jeunesses sont de plus en plus associées aux espaces de concertations, démarches de plaidoyer et aux processus de décision.
Toutefois, si les effets de cette participation sur les jeunes eux et elles-mêmes sont aujourd’hui relativement bien documentés, en matière de pouvoir d’agir, de citoyenneté ou encore d’engagement, les connaissances restent limitées concernant leur influence sur les politiques publiques. Dans quelle mesure les jeunes contribuent-ils et elles à faire évoluer les pratiques institutionnelles ? Comment leur participation améliore-t-elle la pertinence, l’inclusivité ou la redevabilité de l’action publique ? Ces questions restent encore peu explorées.
C’est pour répondre à ces questions que l’étude collective “Etat des lieux de la valeur ajoutée de la participation des jeunes aux politiques publiques dans les pays des Suds” a été menée dans le cadre du projet “Place aux Jeunes !”. Cette étude a été copilotée par Engagé·e·s & Déterminé·e·s (E&D), Plan International France, l’IRAM ainsi que le GRET, accompagnés du F3E.
A travers différentes analyse d’expériences, notamment au Sénégal, en Guinée et au Togo, cette étude propose de mettre en lumière les différentes façons dont les jeunes participent aux politiques publiques : Participation à la planification locale, contrôle citoyen, plaidoyer, contribution à l’évolution de cadres législatifs ou encore implication dans des espaces de dialogue avec des autorités publiques.
En outre, l’étude se propose également de revenir sur un sujet souvent reconnu comme un défi pour les organisations : Celui de la mesure du changement. Comment montrer leur influence sur les décisions publiques ? Comment suivre ces évolutions dans le temps ? Ces questionnements traversent l’ensemble du travail et nourrissent plusieurs recommandations pour renforcer les pratiques de suivi et d’apprentissage.
La version complète de l’étude est disponible et accessible via le lien suivant :
